Questions Taglit

Abécédaire TAGLIT

Par Victoria Tedeschi

L’été approche et ton départ pour Taglit avec Amazing Israël aussi, à travers quelques mots clés que tu découvriras lors des ces dix jours extraordinaires nous te proposons de commencer, dès maintenant, à découvrir Israël autrement.  

LE GOLAN (PAS EYAL) 

Premier jour et arrivée dans le Golan. Pour toi « Golan » peut possiblement évoquer trois choses différentes : le Plateau du Golan, le chanteur Eyal Golan (de son vrai nom Eyal Biton) créateur des meilleures mélodies mizrahi et enfin un opérateur télécom qui fut l’un des acteurs important de la démocratisation de l’offre internet mobile dont tu entendras sûrement plus amplement parler lors du programme Amazing Israël – State of Innovation (du 22 au 31 juillet 2019). 

Sur le plan historique et géopolitique, le Plateau du Golan (1154 km2) est notoire depuis la fin de la guerre des Six-Jours en juin 1967 puis lors de l’annexion du Golan syrien par Israël en 1981. De par sa position géographique stratégique, ce lieu est un enjeu géopolitique important mais également territorial en raison du réservoir d’eau qui fournit 20% de la consommation israélienne.  

Le Golan est un haut lieu touristique dans lequel existent de nombreux kibboutz dans lesquels tu auras par ailleurs l’occasion de résider. C’est un haut lieu de gastronomie et de viticulture. Si tu as choisi le programme Amazing Israël -Route des Vins (du 12 au 22 août 2019) mais également certains programmes classiques comme My Israël AJL (du 29 juillet au 8 août) et Israël My Way (plusieurs dates en juillet et en août), les vignobles de Galilée seront un passage obligatoire de ton séjour. En raison du climat propice, ces vignobles produisent aujourd’hui des vins réputés dans le monde entier qui remportent régulièrement des concours internationaux.  

Le Nord d’Israël t’offrira également l’opportunité exceptionnelle d’échanger et de déjeuner chez des membres de la communauté druze

En mettant de côté le fait (néanmoins important) qu’il s’agit d’un repas d’une grande qualité, il faut surtout souligner que ce déjeuner te permettra de découvrir l’une des communautés les plus secrètes qui existent. En effet, les druzes ne se livrent que très rarement à des membres extérieurs à leur communauté, à titre d’exemple leur religion reste secrète. 

Contrairement à d’autres communautés, les druzes israéliens (il existe des druzes syriens et libanais) ne placent pas leur identité druze au-dessus de leur identité israélienne mais conjuguent les deux. 

Ils constituent la troisième communauté non juive d’Israël et font leur service militaire au sein de Tsahal même s’ils bénéficient d’un système scolaire séparé et de tribunaux qui leur sont propres. 

JERUSALEM, ON NE PEUT PAS T’OUBLIER

L’une des étapes les plus importantes de ton séjour Taglit quel qu’il soit sera les  quelques jours que tu passeras à Jérusalem. 

En chiffres, Jérusalem se situe à 40 km de Tel Aviv, à 400 mètres au-dessus du niveau de la Mer et dans laquelle vivent près de 900 000 habitants.

Ce passage obligatoire du séjour qui inclue généralement le Shabbat est central car dédié à la mémoire, à la spiritualité et à la découverte historique de notre Histoire. La mémoire lors de la visite du Mémorial de Yad Vashem et du Cimetière National du Mont Herzl. La spiritualité lors d’un Shabbat tout à fait unique au Kotel – Mur des Lamentations -, lors duquel tu ressentiras, sans aucun doute, l’atmosphère absolument unique qui habite cette ville à ce moment, hors du temps et si particulier de la semaine. Enfin, une visite de la vieille ville qui te permettra de découvrir et redécouvrir ton histoire.

La place de la Mémoire collective est très importante en Israël et à titre d’exemple, la visite du Mémorial de Yad Vashem qui est un passage obligatoire pour tous les chefs d’Etats étrangers en visite en Israël, est également inscrite au programme des écoles et à nouveau lors du service militaire. 

Le Mémorial qui se trouve sur le versant ouest du Mont Herzl dit Mont du Souvenir et dont l’architecture unique permet un véritable voyage de Mémoire au sein même du musée  a été imaginé par le célèbre Moshe Safdie. 

Le Mont du Souvenir abrite également le cimetière national d’Israël. Ce cimetière dans lequel sont enterrées de nombreuses personnalités comme Théodore Herzl ou Golda Meir est également un cimetière militaire. Y sont enterrés beaucoup de jeunes soldats de Tsahal (armée de Défense d’Israël créé en 1948) tombés depuis la création de l’Etat. 

C’est un moment particulièrement chargé d’émotion car cette visite se fait généralement accompagnée des jeunes israéliens qui auront rejoint ton groupe pour quelques jours. Ces jeunes israéliens peuvent être des étudiants mais sont souvent de jeunes soldats de ton âge, le service militaire en Israël étant obligatoire pour les hommes (3 ans) et les femmes (2 ans) à 18 ans. 

TEL AVIV YA HABIBI TEL AVIV

Après ces jours dédiés à l’Histoire et la Mémoire, arrive le moment que tu attendras sans doute le plus : Tel Aviv !  

Souvent considérée comme une ville à part, un sauna à ciel ouvert, une ville qui ne dort jamais, Tel Aviv est sans aucun doute la ville la plus cosmopolite d’Israël. Si elle est festive, Tel Aviv offre de véritable joyaux historiques comme par exemple le vieux Yafo. Elle offre également des quartiers atypiques comme Florentine, véritable fief artistique, qui permettront aux plus artistes d’entre vous de visiter des rues entières dédiées au street art avec un spécialiste de celui-ci. 

Après quelques moments de détente à la plage à jouer aux matkot et de dégustation (que tu fasses partie du programme Amzing Israël – Gourmand ou pas !) dans les allées du  souk Hacarmel, tu découvriras également le célèbre Boulevard Rothschild qui est à l’israélien ce que les Champs Elysées sont au français. 

Il s’agit d’une des artères les plus importantes de la ville. Tout d’abord car il a abrité un événement historique important à savoir la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël signée par David Bengurion, le 14 mai 1948 au numéro 16 du boulevard. Cet immeuble, aujourd’hui connu sous le nom d’Independance Hall est également célèbre car il s’agit historiquement de l’ancienne demeure de Meir Dizengoff qui fut lepremier maire de Tel Aviv (oui c’est plus qu’une rue !). 

Si en apparence ce boulevard ne semble qu’être l’endroit parfait pour déambuler avec un jus de fruit frais ou manger quelque chose de sympa à toute heure de la journée (rendez-vous dans nos prochains articles pour avoir toutes les bonnes adresses), aujourd’hui ce n’est pas moins de mille sociétés spécialisées dans les hautes technologies dont 700 start-ups qui ont choisi d’y installer leurs sièges sociaux.  

EN ROUTE VERS LE SUD

La fin du voyage approche… Et avant de te préparer à une ascension de Massada à 4h du matin, tu vas passer une nuit unique sous le ciel étoilé du désert du Néguev dans un  campement de bédouins avec lesquels tu pourras échanger. 

Les bédouins dont la majorité sont regroupés dans la région désertique du Néguev représentent 300 000 citoyens israéliens et s’ils font leur service militaire, ils restent néanmoins pour la plupart en marge de la vie urbaine et moderne de par leur mode de vie. Cependant, contrairement aux autres arabes israéliens, ils se distinguent de par leur dialecte, leur culture et une structure sociale qui leur est propre.

Nous allons conclure ce petit panorama du futur meilleur voyage de ta vie par l’une des expérience unique que vas pouvoir vivre : une mâtiné de détente à la Mer morte qui arrive juste à point quand tu en as le plus besoin : après l’ascension de Massada. 

A 30 km de Jérusalem, la mer morte ou mer de sel est un lac salé de 800 km2 situé à 430 mètres en dessous du niveau de la mer et alimenté par le Jourdain. 

Si la mer morte ne l’est pas encore, elle est incontestablement en voie d’évaporation non seulement à cause du réchauffement climatique mais également en raison de la captation d’eau par Israël, la Jordanie et la Syrie.

Le jour où la mer morte s’évaporera, disparaitra également l’un des centres touristiques les plus importants d’Israël (dans lequel même Mariah Carey a un spa à son effigie) car comme tu vas le découvrir, ce moment est un dépaysement unique pour de nombreux israéliens tout au long de l’année. 

Cette rubrique introductive est maintenant terminée, si ce n’est pas encore fait nous espérons qu’elle t’a donné envie de réserver au plus vite ton voyage avec nous cet été ! 

Nous te proposons de nous retrouver régulièrement dans nos rubriques culturels et gastronomiques qui te permettront de partir cet été avec les meilleures adresses en mains ! 

LEHITRAOT ET A BIENTÔT ! 

L’équipe des madrihim Amazing Israël ! 

Victoria Tedeschi

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Séries israéliennes à découvrir

  Par Victoria Tedeschi

          Ton séjour Taglit avec Amazing Israël de cet été approche à grand pas ! Tu as donc quelques semaines pour te mettre à apprendre quelques mots d’hébreu, pour t’habituer à la sonorité de la langue et découvrir quelques expressions moins connues que « sababa ».

Cependant ne te fais pas d’illusion, même si ton « kama zé ? » est parfait, le vendeur du souk avec qui tu veux négocier le prix de ce super collier que tu as repéré, comprendra que tu es français avant même que tu aies ouvert la bouche. 

Pour commencer cet apprentissage accéléré, plusieurs solutions s’offrent à toi. Tu peux acheter un guide assimile, télécharger une application qui t’apprendra trois mots par jour ou suivre notre conseil et te plonger dans l’univers des séries israéliennes.


Un succès à l’international 

         Pendant de nombreuses années, pour ne pas dire depuis toujours, les anglo-saxons ont dominé le marché des séries mais depuis quelques années on assiste à un phénomène inversé : de nombreuses séries américaines sont aujourd’hui largement inspirées de programme israéliens à succès. Encore mieux, les séries israéliennes sont aujourd’hui vendues partout dans le monde et connaissent un franc succès. 

Ce succès est d’autant plus remarquable, qu’en terme de budget, les productions israéliennes ne disposent pas des mêmes moyens que les américaines. Mais malgré cette différence de taille, les scénarios israéliens, plus intimistes, rencontrent souvent davantage de succès auprès du public que leurs frères américains. En effet, disposant de moins de moyens, les scénaristes israéliens mettent l’accent sur les personnages et pour cela ils offrent davantage de place aux dialogues et permettent aux spectateurs européens et anglo-saxons de s’identifier à cette société moyen-orientale mais occidentalisée. 

         Depuis 2005, de nombreuses israéliennes sont sorties. Certaines sont très connues du grand public grâce au plateformes comme Netflix ou SFR VOD, d’autres beaucoup moins connues de notre côté de la Méditerranée. Alors quelle série est faite pour toi ?

BETIPOUL – Sur le divan du psy, mais chez toi (2005) 

La première création israélienne  à succès. Cette série raconte, en 80 épisodes de 30 minutes (3 séances), les séances de cinq patients chez leur psychanalyste Ruben. 

         Si le scénario peut paraitre comme ça un peu répétitif, les personnalités des cinq patients ainsi que le jeu des acteurs nous rend vraiment accro. Devant Betipoul, pour peu que tu sois un peu porté sur la psychologie humaine, bon public à l’humour décalé sur les névroses, tu ne t’ennuieras pas. 

Et pour preuve de son succès la série a été adaptée aux états-unis, en France puis en Belgique. Son succès auprès de sociétés de production étrangère peut s’expliquer par le fait qu’elle permettait d’en faire des adaptations littérales sans trop de modifications, en effet, les problèmes que l’on raconte à son psychanalyste étantrelativement similaires d’un pays à l’autre.

HATUFIM – Notre coup de coeur (2010) 

         Si tu es passionné de géopolitique, d’Histoire, de psychologie et si tu veux en apprendre davantage sur la société israéliennes : cette série est faite pour toi. 

Cette série est la première série israélienne qui a connu un énorme succès auprès de productions américaines puisqu’elle a été adaptée en la très célèbre série Homeland.  Hatufim (littéralement Prisonniers de Guerre)raconte le retour de deux soldats de Tsahalaprès plusieurs années de captivité en Syrie.

         Bien qu’ayant inspirée Homeland, Hatufim est vraiment différente de sa petite soeur américaine. En seulement deux saisons, le spectateur en connait davantage sur chacun des personnages que dans la production américaine. Les scénaristes israéliens soulèvent des aspects psychologiques beaucoup plus intenses que ceux légèrement effleurés par Homeland en sept saison.

BNEI AROUBA – HOSTAGES (2013) 

         Directement intitulé Hostages sur la plateforme Netflix, Bnei Arouba est le nouveau bébé de la télévision israélienne. L’intrigue annonçait au spectateur quelque chose de plutôt inédit et prometteur: une chirurgienneisraélienne sur le point d’opérer le Premier ministre, voit sa famille prise en otage. Les preneurs d’otages lui posent un dilemme : tuer le premier ministre en l’opérant ou voir sa famille exécutée. 

Si l’intrigue s’annonçait prometteuse, l’intrigue s’essouffle assez vite dès la première saison. En tant que spectateur, on éprouve des difficultés à s’identifier aux personnages – membres de la famille comme ravisseurs – . Par ailleurs, la saison 2 est quasiment déconnectée de la première, l’actrice principale n’ayant pas renouvelé son contrat avec la production. 

Cette série a cependant été achetée par la télévision américaine.

PILEPMIM TZEHOUBIM – Les poivrons jaunes (mais il ne s’agit pas de cuisine) 

Cette série, beaucoup moins connue du public français raconte en 26 épisodes l’histoire d’une famille qui élève un enfant autiste. Cette famille ne réside pas à Tel aviv ni à Jérusalem mais dans un Moshav (une communauté agricole coopérative).Il est très intéressant d’entrer à travers la vie de cette famille peu ordinaire dans l’univers actuel méconnu des moshav, dans lesquels vivent aujourd’hui à peu près 3% de la population israélienne. 

Cette série est particulièrement touchante et instructive quant à la perception de l’autisme par la société israélienne. Par exemple, on y apprend qu’en Israël certains intègrent l’armée dans des unités de renseignementen raison de leurs capacités d’analyse exceptionnelles. 

La série a été rachetée pour adaptation par la BBC qui en fera la version britannique : The A word. 

KFULIM – FALSE FLAG ( 2015 ) – La plus internationale des israéliennes

         Fan de thrilleret de film d’espionnage, Kfulim aussi appelée False Flagest probablement l’une des plus intéressante pour se rendre compte du cosmopolitismede la société israélienne actuelle. 

L’intrigue de ce thriller est la suivante : deux semaines après l’enlèvement du ministre de la Défense iranien dans un hôtel de Moscou, les autorités russes, vidéo de surveillance à l’appui accusent le Mossadet plus particulièrement cinq citoyens israéliens disposant d’une double nationalité (française, américaine, russe, britannique et grecque) d’être derrière les opérations. Les cinq protagonistes habitent à Tel aviv. La saison amène le spectateur às’interroger sur leurs implications respectives dans cet enlèvement, car si en apparence ils semblent tous innocents, certains détails de leurs comportements les trahissent. 

         Cette série est haletante chaque épisode met le spectateur dans la peau de l’inspecteur en chef du Shin Bet qui est chargé de décrypter les faits et le comportements des suspects.

FAUDA – CHAOS (2015) 

Probablement l’une des plus connues en raison de la co-production Netflix,Fauda met en scène le conflit israélo-palestinien à travers la lutte de soldats d’une unitéspéciale de Tsahal, : les mitsa’arvim.Des soldats qui de par leurs apparences, leurs capacité à parler arabe sans accent s’infiltrent au sein du Hamas.

Si ce n’est pas encore fait, cette série est à voir. Tout d’abord parce que de par leurs expériences dans des unités d’élite similaires, les deux créateurs de la série offrent au spectateur une vision impartiale et très réaliste du conflit israélo-palestinien sur le terrain et ensuite parce que le scénario est tellement prenant qu’il est difficile de lâcher son ordinateur. 

BISHVILA GIBORIM AFIM – Pour elle, volent les héros… (2018)

         Egalement co-produite par Netflix et plus connue sous le nom de When Heroes Fly. Cette série, inspirée d’un roman israélien d’Amir Gutfreund, raconte l’histoire suivante : Onze ans après s’être pour certains perdus de vue, quatre amis, anciens golanise rassemblent en Colombie pour une dernière mission : retrouver la soeur de l’un d’entre eux. 

         Cette série est très réussie car elle aborde les traumatismes dont peuvent souffrir certains soldats après leur service militaire, l’importance de celui-ci dans la société israélienne et la vie après avoir terminé l’armée. Elle rassemble tous les ingrédients qui font d’une série, une bonne série : des secrets, de l’action et une intrigue. 

Spectateur masculin ou féminin, cette série est faite pour toi si tu aimes l’Amérique latine mais que malheureusement ta mère ne te laissera jamais faire un voyage au fin fond de la jungle colombienne, si tu as envie d’entendre de l’hébreu sans que la série trait uniquement d’Israël. 

Note pour les spectatrices : les acteurs ne sont vraiment pas mal !

SHTISEL (2013) – Une famille à Jérusalem

        

 Cette série qui a connu un énorme succès et a été récompensée par plusieurs prix internationaux centre son intrigue sur la relation d’un père et de son fils cadet dans une famille de juifs haredimvivant dans le quartier de Geula à Jérusalem.

Cette série extrêmement réussie est extrêmement réussie car elle permet d’approcher l’ univers méconnu des juifs haredim qui font très peu souvent l’objet de films ou de livres. Si tu as adoré les livres de Naomi Rageanou que tu as juste envie de voir Jérusalem à l’écran, cette série est faite pour toi ! 

PS : Toujours aux spectatrices féminines, si tu as aimé Michaël Aloni dans When Heroes Fly, il joue aussi dedans et il est toujours aussi beau !

         En conclusion, aujourd’hui, plus rien ne semble aujourd’hui arrêter la fulgurante ascension des séries israéliennes à l’étranger. En terme de chiffre, en 2016, elles ont été exportées pour un montant proche des 300 millions de dollars

Victoria Tedeschi
Images : D.R.et JewBuzz


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Tel Aviv, entre ville et musée

Par Chloé Chouraqui

Tel Aviv Culture Musées et Quartiers – Tel Aviv capitale culturelle d’Israël ?

Tel Aviv, sa plage, ses soirées, ses restaurants branchés… rien de tel comme endroit pour prolonger un voyage après 10 jours intensifs de Taglit avec Amazing Israël. Bien évidemment pendant ce super séjour un temps est consacré à cette ville incontournable israélienne mais on ne peut jamais tout voir d’un coup. Tel Aviv ou TLV pour les intimes est sans aucun doute une ville culturelle, tant par l’omniprésence de ses musées que par son architecture et son actualité artistique !

La place Dizengoff en 1940

Tel Aviv, une ville Bauhaus 

L’origine du mouvement architectural

Tel Aviv est l’une des premières villes modernes créée avant la déclaration d’indépendance de l’état d’Israël. Cette ville née en 1909 est le fruit de son temps, si dans beaucoup de villes européennes certains quartiers ont été influencées par des mouvements artistiques ou architecturaux, le cas de Tel Aviv est bien différent. En effet, la ville a été créé entièrement lors de la période contemporaine. 

Dans les années 1920 à la suite de la première guerre mondiale une école d’architecture Bauhaus voit le jour en Allemagne. Ce mouvement peut être défini par le but de complémentarité entre art et technologie, l’objectif est le fonctionnel. Dans l’entre-deux-guerres l’école accueille nombre d’étudiants juifs qui diffuseront ce style architectural à Tel Aviv dans les années 1930. 

A l’arrivée au pouvoir d’Adolphe Hitler en 1933, l’école dite du mouvement Bauhaus ou style internationalest fermée car jugée trop moderne et beaucoup d’étudiants juifs choisissent l’immigration à Tel Aviv. Ainsi, ces jeunes architectes vont façonner la ville à l’image du mouvement Bauhaus qui les a marqué, Tel Aviv reste jusqu’à ce jour la plus grande représentation de ce style architectural, on peut compter environ 4000 immeubles issus du Bauhaus. 

Voir le Bauhaus aujourd’hui

Pas besoin nécessairement de visiter un musée pour se rendre compte de la richesse culturelle de Tel Aviv, il suffit de regarder autour de soi malgré le soleil de l’été chaud pour apercevoir un pan de l’histoire et de l’art fondateur du pays. Il suffit donc de se promener vers la place DIzengoff pour voir ces bâtiments blancs typique de cette architecture. Bâtiments qui ont fait le surnom de Tel Aviv, La ville Blanche.

Pour les vrais passionnés d’architecture, il y a à Tel Aviv un petit musée consacré à l’histoire du mouvement Bauhaus au 21 rue Bialik. On peut aussi découvrir le centre Bauhaus situé au 99 rue Dizengoff, on peut y trouver un espace d’exposition, une boutique et beaucoup d’autres surprises. Le centre organise également des visites guidées du quartier.

C’est en 2003 que la spécificité architecturale est reconnue par l’UNESCOqui décide d’inscrire l’architecture Bauhaus de la ville Blanche de Tel Aviv au patrimoine mondial !

Tel Aviv ville Musée ? 

L’été en Israël, il fait chaud. Cette affirmation indéniable est toujours une excuse suffisante pour boire un café glacé sur la plage. Mais l’on estime que cela n’est pas suffisant pour nous rafraichir, alors une seule solution : trouver le meilleur endroit climatisé possible. On peut donc se diriger vers un centre commercial, un café … et pourquoi pas un musée ? Si nous francophones sommes habitués aux nombreux musées d’art qui fleurissent nos capitales et villes, les musées israéliens sont relativement différents, et climatisés on vous le promet !  

Le musée des arts de Tel Aviv

Le musée des arts de Tel Aviv est sans conteste celui qui se rapproche le plus de ce que nous connaissons, un espace d’exposition d’œuvre d’art. Fondé en 1932 c’est le centre culturel le plus important du pays. Le bâtiment est une œuvre de l’architecte universitaire d’Harvard Preston Scott Cohen, il abrite 20.000 mètres carrés d’espace d’exposition ! 

On peut voir dans ce musée une large collection de peintres principalement contemporains ici Picasso, Soutine, Miro, Van Gogh, Degas, Matisse ou encore Chagall se côtoient (ainsi que beaucoup d’autres que nous n’allons pas tous citer). C’est toujours un moment agréable que de visiter ce musée certes plus calme qu’une après-midi sur la tayelet (l’un n’empêchant pas l’autre bien évidemment).  

Tel Aviv, ville musée de l’histoire d’Israël ?

S’il y a à Tel Aviv un grand musée d’art et quelques musées aux thématiques artistiques, les musées en Israël et tout particulièrement à Tel Aviv racontent l’histoire du pays qui intéresse les touristes autant que les habitants. Peu importe le quartier, il existe une multiplicité de musées relatant d’une façon ou d’une autre la fondation et la création de l’état d’Israël, et cela pour notre plus grand plaisir ! 

Les musées maison expliquant la vie et l’œuvre d’une personnalité ne sont pas rares à Tel Aviv, l’une des plus célèbres étant la maison de David Ben Gurion, figure de la création du pays. On peut y voir tous ses effets restés en l’état d’avant son déménagement pour le Kibboutz de Sdé Boker.

Pour mieux connaitre cette figure et comprendre l’histoire du pays à travers le prisme d’un homme qui l’a dirigé, on peut aussi visiter leRabin Center. Au sein de ce centre consacré au leader assassiné pullulent des objets et images d’archives qui peuvent intéresser les amateurs d’histoire. 

La fondation de l’état d’Israël fut également une bataille bien connue entre deux organisations juives qui possèdent toutes les deux un musée à Tel Aviv relatant leur histoire passionnante. On peut donc visiter à la fois le musée Etzelconsacré à l’Irgundont les figures proéminentes Zeev Jabotinsky et Menachem Begin sont mises en avant, ainsi que le musée de la Haganahqui de la même façon relate l’histoire du mouvement et du pays et n’oublie pas ses icones Moshe Dayan et Yitzhak Rabin. 

Si l’on souhaite s’éloigner de cette partie de l’histoire, rien de tel qu’une visite au Musée du peuple juif, qui se consacre aux racines qui sont les nôtres. Maquettes de synagogues et histoire de la diaspora, ce musée nous ramène aux sources de la pratique du judaïsme, fondation de l’histoire du peuple. 

Et puis après autant de musée (et encore je vous en ai épargné beaucoup), et autant de climatisation un retour à la plage est nécessaire pour une nouvelle dose de café glacé !  

Chloé Chouraqui

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Gastronomie en Israël

Par Chloé Chouraqui

De quelle gastronomie Israël est-il le pays ? Couscous, Gefilte fish ou bien Houmous ?

La cuisine des premiers habitants – de la Palestine mandataire à l’état d’Israël 

Israël, pays fondé par ces valeureux pionniers sionistes venus d’Europe de l’Est est-il pour autant le pays du Gefilte fish ? Spoiler Alert : Non. 

De la cuisine ashkénaze à la cuisine locale

Si les premiers à avoir immigré en Palestine mandataire avant la création de l’état d’Israël sont arrivés vers 1880 de Russie, de Pologne, d’Allemagne (…) la gastronomie israélienne est quant à elle beaucoup plus marquée par l’influence moyen-orientale et méditerranéenne que Yiddish, au grand dam des amateurs de pied de veau en gelé (je vous assure cela existe). 

La cuisine familiale ashkénaze est vite laissée de côté pour une raison simple, les produits nécessaires pour cette gastronomie sont difficiles à acquérir dans cette région du monde. Ainsi, rapidement les premiers arrivants utilisèrent olives, aubergines, pois chiches, courgettes et autres épices et aromates locales. 

Le premier livre de cuisine publié en 1930 par l’Organisation Internationale des Femmes Sionistes poussent les habitants à utiliser ces produits locaux. 

Si la cuisine de tradition Yiddish actuellement en train de disparaitre du paysage culinaire israélien, il existe un plat qui sans conteste est l’un des immanquables lors d’un voyage en Israël : Le Schnitzel ! Cette escalope pannée d’origine viennoise est à gouter absolument. 

De l’adaptation à la cuisine locale au succès d’une nouvelle cuisine

La viande étant difficile à trouver en temps de guerre, et particulièrement la viande casher, les légumes du soleil sont devenus rapidement la base de l’alimentation des habitants de la Palestine sous mandat britannique. 

Le nouvel aliment qui devient à ce moment de l’histoire un élément basique des assiettes est la pâte de sésame dite tahini ou Trina

C’est à partir de cette pâte de sésame que sont composés beaucoup de mets que nous consommons toujours aujourd’hui. Accompagnée de pois chiches se compose le mythique Houmous. La Trina permet aussi la confection de confiserie, la préférée des enfants israéliens est sans aucun doute la Halva.

Par ailleurs, la Trina accompagne très souvent le Falafel, sandwich composé de boulettes de pois chiches, de salade israélienne (tomate, concombre, oignons émincés), de Houmous, de chou (rouge et blanc) le tout dans un pain Pita

Même sans connaître le pays, lorsque l’on parle d’Israël et de sa cuisine l’universalisme du duo Pita Houmous est absolument incontournable.

ournable.

A suivre… 

Que votre voyage Taglit avec Amazing Israël soit Gourmand ou Classique vous allez de toutes façons adorer découvrir ce pays de lait, de miel et de Houmous !

Chloé Chouraqui